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 the rain ; olivia&kyle

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Kyle N.Sullivan
    « i will wrap you in my arms and you'll know you've been saved »



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MessageSujet: the rain ; olivia&kyle   Ven 6 Mar - 13:50

    Regrets. Culpabilité. Tristesse. Stupidité. Abus de confiance. Ces mots se baladaient dans ma tête depuis un an. Chaque jour qui passait était une épreuve, chaque matin je me levais en me disant "j'ai passé une journée de plus sans elle". Qui est "elle"? Elle, c'est elle. Olivia Eden Cooper. J'avais fais la bêtise de ma vie en essayant de la considérer comme un objet. Je m'étais posé des limites dès le début, sachant qu'avec une si jolie fille, j'avais des chances de tomber amoureux d'elle. Ce qui devait arriver arriva; j'étais fou d'elle. J'avais conscience qu'un jour, peut-être, elle découvrirait pourquoi, à la base, pourquoi je l'avais abordée. Trop tôt hélas, elle avait trouvé l'article en question. Elle avait explosé. De rage, pas en larmes comme je l'avais imaginé. J'étais déconcerté, je ne savais plus quoi faire de moi. Elle a débité un flot d'insulte, puis elle s'est calmée, et une fois que j'eus retrouvé la voix, je lui ai tout expliqué. Que je l'aimais, mais qu'effectivement, au début, je m'étais servi d'elle. Je lui avais demandé si c'était fini, et elle avait dit oui. Ses yeux n'avaient pas reflété l'ombre d'un regret, contrairement aux miens qui devaient bien trahir le chagrin que je ressentais. Elle avait ramassé ses affaires et m'avait laissé seul. Seul, c'était ce que j'étais depuis trois cent soixante sept jours exactement. Je lui avais téléphoné, je lui avais envoyé des mails, des SMS, souhaité son anniversaire, envoyé des fleurs à la St Valentin, mais rien n'y avait fait. Avec le recul, elle avait raison. Comment aurais-je réagi, à sa place? Pareil. J'aurais fait la même chose. Après tout, de son point de vue, je m'étais servi d'elle. Des fleurs et des "je suis désolé" n'allaient rien changé à ce que j'avais fait. Je suis un enfoiré. J'étais sacrément embarrassé de savoir qu'il n'y avait pas de solution, si ce n'est une extrême facilité à pardonner de la part d'Olivia, ce qui m'aurait étonné. Je n'avais plus qu'à prendre sur moi-même et chercher quelqu'un d'autre. Car qui sait avec combien de filles j'étais sorti, dans combien de plans foireux je m'étais lancé pour elles. Mais là, là je m'étais surpassé en matière de bêtise. Et je n'avais aucun moyen pour me racheter.

    Sortir sous la pluie était une grossière erreur. Quelle idée avais-je eu? "Je vais sortir", avais-je annoncé à Alice il y a dix minutes, après l'avoir ratatinée au tennis sur la Wii. Certes, je risquai de m'en sortir avec un atroce mal d'épaule. Enfin, revenons à la pluie. Quelque soit le temps, l'heure, le lieu, la solution ne me revenait pas. Mon plan "récupérage intelligent et efficace d'Olivia" avait échoué. J'étais dans une impasse dont la seule sortie était une autre fille, malheureusement, parmi toutes les plus belles filles de Philadelphie, aucune ne m'avait attiré l'œil. Certes, il y avait Cloé. Mais que pouvait-elle m'offrir, à part son magnifique corps? Alice, la femme de ma vie mais niveau famille, pouvait compatir, mais c'est tout. Personne ne pouvait m'aider, et continuer à chercher comment m'en sortir ne servait à rien, puisqu'il n'y avait pas de solution possible. Aller au parc alors qu'il pleuvait n'avait pas été une bonne idée. Peu importe le temps, je serais toujours un enfoiré. Enfin peut-être que je pourrais avoir un lavage de cerveau, sous la pluie, et qu'avec un cerveau tout beau tout neuf, je serais plus intelligent et trouverais une solution suffisante pour qu'Olivia me revienne. Mais ça n'existe dans les séries, tout ça. Elle n'était pas ma princesse qu'il me fallait embrasser pour obtenir son réveil, ou n'importe quoi d'autre capable de me la ramener. D'ailleurs, je n'étais même plus son prince -si j'en avais été un un jour. Une boule se forma dans ma gorge quand je m'imaginais me baladant dans les rues de Philadelphie, au travers des affiches annonçant qu'Olivia Cooper se marierait la semaine prochaine. Puis, me revint en mémoire le rêve. Celui où elle était enceinte, mais pas de moi. Quel malheur.

    En soupirant, je m'assis sur un ban mouillé qui trempa mon jean. Alice allait me tuer, un Levi's en plus. Je me levai donc, histoire de ne pas le mouiller encore plus. Mes chaussures n'étaient pas encore gorgées d'eau, mais ça n'allait pas tarder vu qu'elles étaient tissus. Puis, quelque chose d'inattendu se produit; une silhouette émergea de l'autre côté du parc. Inespéré, vu l'heure matinale et le temps. Bénie soit-elle, la personne avait un parapluie, ce qui était une sage décision. Cependant je ravalai rapidement mes souhaits de bonheur à cette personne quand je vis de qui il s'agissait. Si j'avais été cardiaque, j'aurais certainement eu un arrêt. Olivia. Quand elle me vit, elle parut apeurée. Cependant elle ne rebroussa pas chemin et continua d'avancer vers moi. Qu'allais-je faire, qu'allais-je lui dire? Il n'existe malheureusement pas de livre qui explique "Comment réagir lorsqu'on se retrouve face à UNE ex dont on s'est servi?". Elle se planta devant moi, mais ne parla pas. Son expression était indéchiffrable, néanmoins elle ne donnait pas l'air d'avoir envie de me baffer. Prenant une grande respiration, je me lançai.

      « C'est... C'était une bonne idée d'avoir un parapluie. »

    Crétin. Mais après tout, m'excuser encore une fois, même de vive voix, servirait-il a quelque chose? Et si elle ne me beuglait pas dessus, serais-je capable de la traiter comme n'importe quelle de mes connaissances? Non, bien sur. Je la considérais comme l'amour de ma vie. Je tanguai nerveusement sur mes pieds, en attendant qu'elle daigne me répondre.
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Olivia E. Cooper



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MessageSujet: Re: the rain ; olivia&kyle   Dim 8 Mar - 17:36

    Ce matin là, la dernière^^ chose dont Olivia avait envie était bien sortir du lit et aller travailler. Elle s'en tirait plutôt bien depuis qu'elle n'était plus avec Kyle, mais il y avait des jours ou elle n'avait qu'une envie: rester couchée toute la journée dans le noir avec une boite de mouchoir. Et oui, Olivia avait beau prétendre être une de ses filles super indépendante qui ne s'attache quasiment jamais, c'était pas mal le contraire. Enfin, oui elle était assez indépendante, mais elle était vraiment tombé amoureuse de ce garçon. Elle l'était probablement encore et le serait peut-être toujours. En gros, Olivia devait partir environ une heure à l'avance pour arriver à temps à son boulot. Tout ça pour dire qu'elle était déjà en retard. Elle devait être là à 6h30 et il était 5h45. Le temps qu'elle prenne une douche et qu'elle mange un bol de céréale en vitesse, il serait 6h00. Oli se décida enfin à se lever. La première chose qu'elle fit, comme d'habitude, fut ouvrir ses rideaux. Elle adorait regarder dehors avant d'aller dans la douche, elle allait devoir le faire en vitesse aujourd'hui, mais elle le ferait quand même. Il pleuvait dehors, ce qui rendait sa journée encore plus déprimante. Elle poussa un long soupire, se dévêtit et sauta dans la douche. Une vingtaine de minutes plus tard elle était habillée et prête à partir.
    Lorsqu'elle arriva dans le hall, elle regarda les souliers qui s'offraient à elle. Pas de talons, ça c'était sûr. Pas question de ruiner une paire de Jimmy Choo avec la boue et l'eau. Elle opta pour une vielle paire de converse rouge, en plus, ça allait très bien avec son skinny et son gilet American Apparel. Elle prit un parapluie et ouvrit la porte. Une fois dans la rue son cellulaire sonna. Sa patronne lui annonçait qu'elle n'avait pas besoin de venir au travail ce jour là puisqu'elle était malade. Après tout, Olivia n'était qu'interne pour l'instant et si son 'mentor' n'était pas là: à quoi bon ? Fallait voir le bon côté des choses: elle ne serait pas en retard. Par contre, étant donné qu'elle était de mauvaise humeur elle ne pensa qu'à une chose: maintenant qu'elle n'avait plus rien a faire elle penserait d'avantage à Kyle. Bon, pas question de retourner dans le petit appartement merdique. Elle prit son courage à deux main et se dirigea vers un parc, pas très loin de chez elle. Quoi de mieux qu'une longue marche dans un parc pour réfléchir ?
    Les converses n'étaient peut-être pas une si bonne idée. C'était seulement du tissu et elle était déjà toute mouillé après qu'Olivia ait mit ses pieds dans une flaque d'eau à l'entrée du parc. Elle les secoua autant qu'elle pouvait pour essayer de vider un peu d'eau, mais rien ni fit. Elle se résigna et continua a marcher. Après une ou deux minutes, elle aperçut une silhouette au loin. Vaguement familière, d'ailleurs. C'était assez difficile à dire avec toute la pluie. Peu importe, cet personne ne sembla pas avoir de parapluie. Elle avança vers la personne en question, peu à peu, elle le reconnut. Lui. Son cœur accéléra. Brusquement, elle ne savait plus où aller ni que faire. Elle continua tout de même a marcher, étrangement. Une fois devant lui, elle s'arrêta. Ses cheveux, normalement en bataille, était trempés et dégoulinaient sur ses épaules. On aurait pu croire qu'il sortait de la piscine.
    Il lui dit quelque chose concernant le fait qu'avoir un parapluie était une bonne idée. En effet. Ses jeans, qui semblait être des Levi, ne seraient pas ruinés si il y avait pensé. Mais elle ne lui dit pas ça. C'était un peu sec et elle n'avait pas envie de ressembler à l'ex frustrée.

      « Ouais... »

    Cette situation était hautement gênante. Elle leva le parapluie autant que sa grandeur lui permettait et le mit au dessus de sa tête.
      « À quoi tu pensais exactement en sortant sans parapluie ? Il pleut à boire debout. »

    Dit-elle avec un semblant de sourire. Au moins elle essayait... Elle ne savait jamais quoi faire dans se genre de situation. Devait-elle faire comme si de rien était, comme si elle était complètement passé à autre chose ou devait-elle lui dire ce qu'elle pensait vraiment ? C'est-à-dire qu'il lui menquait terriblement et qu'elle n'avait qu'une envie en le voyant tout mouillé comme ça: lui sauter dessus.

_________________
    Now I'm speechless,
    Over the edge I'm just breathless
    I never thought that I'd catch this
    Lovebug again
    Hopeles
    Head over heals in the moment
    I never thought that I'd get hit
    By this lovebug again

    lovebug jonas brothers


Dernière édition par Olivia E. Cooper le Mar 10 Mar - 18:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the rain ; olivia&kyle   Mar 10 Mar - 13:15

    ahh, sympa ton 'ère' en gras xD

    C'était une situation on ne peut plus étrange. Pas de cris, pas de gifles, et aucun trace de colère dans les yeux d'Olivia. Avait-elle réfléchi? Avait-elle décidé de me traiter comme n'importe qui? Je ne savais pas trop quel comportement aborder vis-à-vis d'elle. L'idée y était mais pas le courage. Après tout, c'était déjà une chance qu'elle daigne m'adresser la parole sans me crier dessus. Personnellement, la prendre dans mes bras et la serre contre moi me démangeait, mais quelle serait sa réaction? Non, autant profiter du fait que je pouvais lui parler, la contempler, béat. Quelque chose, une sorte de petite voix, me chuchota que, peut-être, j'allais réussir. Peut-être qu'elle accepterait de nouveau d'être mienne, qu'elle voudra bien de moi et m'aimer tel que je suis, avec mes défauts, notamment ceux de manipuler les gens à la perfection... Puis, en voyant l'absence de sourire sur son visage -même ainsi elle était belle- je finis par me dire que je n'étais qu'un crétin qui s'en voulait à mort et ne pourrait jamais récupérer son ex, la personne la plus chère pour lui. Car après tout, en un an, elle pouvait très bien s'être retrouvée quelqu'un. Elle n'avait pas du avoir de mal, à mon avis, vu son physique avantageux, son caractère attachant et sa façon d'aimer une personne à en mourir. Mais après tout, si elle sortait avec quelqu'un, en quoi cela pouvait-il me gêner? Je ne souhaite que son bonheur. Même si, dans ce sens, son bonheur fera mon malheur -pour ma petite personne. Seulement paraitre heureux quand elle m'annoncera l'heureux élu lui ferait plaisir, et puis je l'avais fait souffrir, alors à mon tour de souffrir.

    La pluie et le parapluie. Un sujet très innocent, pour deux ex encore un peu en froid. Je suis même sur que si des gens -ceux qui avaient eu le courage de sortir sous ce temps- étaient passés par là, ils auraient pu nous prendre pour de vieux amis qui se sont rencontrés au hasard -et d'ailleurs, ne croyant pas au hasard, j'étais sur que si elle était là, c'est que ce soir ou demain, notre relation aurait bougé, en plus comme en moins peut-être. De bons amis? Elle avait l'intention d'en rester là, si elle était encore libre? Crétin! A quoi m'étais-je attendu? Un "Kyyyyyle" hurlé puis un gros câlin et un bisou? Voyons, voyons. Ce qui était le plus bizarre, c'était d'ailleurs trop innocent. Je ne sais pas, en une année, elle avait certainement d'autres chose à commenter que le temps.
    Olivia se décida enfin à me répondre, après m'avoir contemplé longuement. Tout y était passé: le jean trempé, les cheveux mouillés, les converses gorgées d'eau. Grâce à ça, le fait qu'elle ne rebrousse pas chemin, je parvins même à sourire. Petit, le sourire, mais ça faisait un bout de temps que je n'avais pas souris de cette façon. Sa réponse me désarçonna un peu, elle était trop sèche, comme si, avec son visage dénué de colère, elle avait finalement décidé de ne pas être tendre. Elle lâcha un "ouais" plutôt morne, le ton que l'on prend quand on a choisi de ne pas afficher ses émotions et rester plutôt neutre. Je la connais, ma Olivia. Quand elle ne parle pas beaucoup, même si elle a l'air parfaitement à l'aise, c'est qu'elle a peur de lâcher une parole qui la trahirait. Vis-à-vis de quoi je l'ignore, mais ce 'ouais' était plein de sous entendus sur lesquels je n'arrivais pas à mettre le doigt. Une moue moqueuse sur les lèvres et aussi grand que sa petite taille le permettait, elle mit le parapluie au dessus de mon crâne. En un geste naturel et pour lui éviter une tendinite au bras, je pris le parapluie pour le tenir.

      « À quoi tu pensais exactement en sortant sans parapluie ? Il pleut à boire debout. »

    Je mis un peu de temps à lui répondre, analysant sa phrase et la réponse que j'allai lui servir. Tout d'abord, était-ce de la politesse ou elle se demandait réellement ce que je faisais dehors par un temps pareil? Je laissai cette question en plan car la réponse ne vint pas. Ensuite, pour quoi pouvais-je opter? La vérité -'Olivia tu me manques affreusement, ça fait un an que je nage dans les regrets'- ou le mensonge ridicule -'J'avais envie de sortir'- ? Je pris mon courage à demain, et en fixant quelque chose au loin qui n'existait pas, j'ouvris la bouche.

      « Eh bien j... je pensais à toi. Tu sais, ça m'amène souvent à commettre des actes stupides, comme sortir quand il pleut. J'espérai que je pourrais subir un lavage de cerveau mais non », m'esclaffai-je nerveusement.

    Je baissai timidement les yeux vers elle; elle avait l'air assez étonnée. Ayant remarqué que je l'observais, elle reprit son expression neutre de départ, mais semblait toujours aussi perdue. Comme elle ne répondait pas, j'enchainai en cherchant de nouveau mon point invisible du regard.

      « Je suis content de te voir. »

    C'est peu dire. J'aurais aimé lui dire que je l'aimais, que j'étais désolé, mais je l'avais déjà fait et ça n'avait pas marché. De plus, j'étais malin. J'avais lancé le sujet, ne voulant pas discuter avec elle seulement du temps catastrophique de Philadelphie. Une fois de plus, elle parut déconcertée, comme si elle imaginait que je me fichais totalement qu'elle m'ait quitté, que j'étais content du succès de ce stupide article dans Misery Business. Ah! Jamais.
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